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Légende, Science
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D'où vient l'expression "combustion humaine spontanée" ? 

Cette formulation apparaît pour la première fois dans une thèse de doctorat en 1763. Son auteur est Jonas Dupont et le titre original est "De Incendiis Corporis Humani Spontaneis" ! Le concept est lui bien plus ancien, puisque déjà au moyen âge ces phénomènes étaient associés à des sorciers ou suppôts de Satan.

Aujourd'hui les théories sont un peu plus rationnelles mais aucune explication précise ne fait l'unanimité, surtout sur le plan scientifique.

Dans la majorité des cas connus, un corps est retrouvé au milieu d'une pièce, dans un fauteuil ou dans un lit, mais il est complètement carbonisé et il ne reste que les extrémités qui sont intactes (souvent les mains ou les jambes). Chose incroyable, même les os ont disparus et la limite avec les membres intacts est très nette. Aucun meuble ou tissu autour n'a pris feu alors même que le centre du foyer n'est qu'à quelques dizaines de centimètre. 

Il faut savoir que pour réduire les os en cendre, la température doit dépasser 1600°C ! Si votre voiture prend feu, elle n'atteindra jamais les 900°C. Cela signifie que l'énergie nécessaire à cette combustion humaine spontanée est énorme.

chs salon

Comment imaginer qu'elle se limite à une zone si réduite sans rien endommager aux alentours ? Comment déterminer quel élément déclencheur initial entraîne une si grande réaction en chaîne ?

Avant de lister les différentes théories qui permettent d'expliquer ce phénomène, voici quelques cas concrets :

  • A Toul en 1977, Ginette Kazmerczak qui vivait seule est décédée à son domicile. D'elle, il ne restait que le bras droit, les jambes et le bassin ! Un petit tas de cendre faisait le lien entre ces membres posés au sol. L'enquête exclura le crime, l'explosion d'un produit chimique ou aérosol et la foudre. Aucune explication n'ayant été trouvée, un non-lieu sera prononcé par le parquet un an plus tard.
  • Le 17 novembre 1998, à Honfleur, on découvre un corps réduit en cendre à l'intérieur d'une ferme. Seul un pied encore dans son chausson subsiste après la combustion. Dans toute la ferme, aucune trace de flamme, aucun objet qui semble avoir été exposé à la chaleur.
  • En 1999, des enfants trouvent le corps d'un SDF dont il ne reste que les extrémités et le visage. Les os du tronc sont partiellement réduit en cendre. L'enquête indiquera qu'il s'est laissé brûler car son coma éthylique l'a empêché de réagir. Malgré tout, aucune explication sur l’événement déclencheur.

Voici maintenant quelques unes des théories les plus répandues :

Le phénomène est souvent associé à l'alcool. Autrement dit, il servirait non seulement de combustible mais il empêcherait aussi la victime de réagir. Les cigarettes sont également souvent citées comme déclencheur. Pendant l'ivresse ou le sommeil, la cigarette encore allumée tombe sur le ventre de la victime et finit par consumer les chairs. C'est ce que l'on appelle l'effet "chandelle" : Si une source d'énergie arrive à chauffer assez fort la peau, elle peut finir par atteindre la graisse du corps. En se consumant lentement et sans flamme, la graisse se liquéfie et sert de combustible dans cette réaction en chaîne. 

La réalité scientifique montre que concernant l'alcool, il faudrait consommer plusieurs dizaine de litres pour arriver à saturer le corps et faciliter l'embrasement. Idem pour l'effet chandelle : des tests ont montré que ce phénomène devait prendre des heures entières. Or, dans certains car de combustion humaine spontanée, les témoignages confirment que la personne était bien vivante moins d'une heure auparavant, voire même 20 minutes dans le cas d'Helen Conway, en 1995.

Autre hypothèse, le suicide psychosomatique. Une profonde dépression ou une tristesse intense permettrait de concentrer l'oxygène dans les tissus jusqu'à les rendre inflammables.

CHS pied

Une statistique pourrait nous donner des pistes : il semble que les cas de combustion humaine spontanée soient plus nombreux lorsque des éruptions solaires se produisent.

Pour conclure, un cas rare de "début" de combustion humaine spontanée ! La scène se passe en Belgique le premier janvier 2002. Mme Adèle Waldack se promène en famille sur la plage. Lorsqu'elle remonte en voiture, elle sent comme un fourmillement sur sa cuisse. A ce moment là, une petite flamme jaillit du haut de sa jambe, sans qu'elle ne ressente aucune douleur. Les passagers de la voiture utilisent alors un extincteur pour éteindre ces flammes. A l’hôpital, l'équipe médicale expliquera ce phénomène de la manière suivante: Après analyse du mouchoir que Mme Waldack avait dans sa poche, des traces de sodium, de potassium, de magnésium et de soude caustique ont été retrouvées en grande quantité sur le tissu. Il semble que la présence de ces substances sur la plage soit liée à un feu d'artifice tiré la veille. Après avoir ramassé des coquillages sur la plage, Mme Waldack s'est essuyé les mains avec son mouchoir. Sous l'effet du chauffage dans la voiture les substances chimiques auraient réagi et enflammé son bas en nylon.

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